Archives mensuelles : juin 2015

Matthieu 8, 23-27 – Appelez lorsque nous avons peur – Mateo 8,23-27. Llamar cuando tenemos miedo –

Mardi 30 juin 2015

En ce temps-là, comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent. Et voici que la mer devint tellement agitée que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait. Les disciples s’approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. » Mais il leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs, hommes de peu de foi ? » Alors, Jésus, debout, menaça les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Les gens furent saisis d’étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »

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Nous n’avons pas à tenter de vaincre notre peur mais à reconnaître qu’elle nous fait appeler l’autre à l’aide. Tel l’enfant après un cauchemar qui appelle ses parents endormis sans se poser la question de savoir s’ils vont l’entendre. Appeler lorsque nous avons peur : n’est-ce pas là l’indispensable peu de foi qu’il nous faut ?

Martes 30 de junio 2015

En aquel tiempo, subió Jesús a la barca, y sus discípulos lo siguieron. De pronto, se levantó un temporal tan fuerte que la barca desaparecía entre las olas; él dormía. Se acercaron los discípulos y lo despertaron, gritándole: « ¡Señor, sálvanos, que nos hundimos! » Él les dijo: « ¿Por qué tenéis miedo, hombres de poca fe? » Se puso en pie, increpó a los vientos y al lago, y vino una gran calma. Ellos se preguntaban admirados: »¿Quién es éste? ¡Hasta el viento y el agua le obedecen! »

No tenemos que intentar vencer nuestro miedo sino reconocer que el miedo nos hace llamar al otro y pedir ayuda. Como el niño que después de una pesadilla llama a sus padres que duermen, sin preguntarse si le van a oír o no. Llamar cuando tenemos miedo: ¿no es ésta la poca fe que necesitamos?

Jean-Marie Quéré

Matthieu 16,13-19. Qu’est-ce qu’être Fils ? – Mateo 16, 13-19. ¿Qué es ser hijo?

Lundi 29 juin 2015

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

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À la question qui est le Fils de l’homme, un homme répond Fils du Dieu vivant. Question et réponse qui viennent défaire les représentations que nous nous faisons de Dieu et nous invitent à nous poser en nous-mêmes  la question : qu’est-ce qu’être Fils ?

Lunes 29 de junio 2015

En aquel tiempo, al llegar a la región de Cesarea de Filipo Jesús preguntó a sus discípulos: « ¿Quién dice la gente que es el Hijo del hombre? » Ellos contestaron: « Unos que Juan Bautista, otros que Elías, otros que Jeremías o uno de los profetas. » Él les preguntó: « Y vosotros, ¿quién decís que soy yo? » Simón Pedro tomó la palabra y dijo: »Tú eres el Mesías, el Hijo de Dios vivo. » Jesús le respondió: »¡Dichoso tú, Simón, hijo de Jonás!, porque eso no te lo ha revelado nadie de carne y hueso, sino mi Padre que está en el cielo. Ahora te digo yo: Tú eres Pedro, y sobre esta piedra edificaré mi Iglesia, y el poder del infierno no la derrotará. Te daré las llaves del reino de los cielos; lo que ates en la tierra quedará atado en el cielo, y lo que desates en la tierra quedará desatado en el cielo. »

Ante la cuestión de quién es el hijo del hombre, un hombre responde el Hijo del Dios vivo. La cuestión y la respuesta deshacen las representaciones que nos hacemos de Dios y nos invitan a hacernos a nosotros mismos la pregunta: ¿Qué es ser hijo?

Jean-Marie Quéré

Matthieu 8, 5-17. Fils de la parole – Mateo 8,5-17 Hijos de la palabra

Samedi 27 juin 2015

En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. » Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri. Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit, pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.

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Que serait la guérison si elle n’était référée qu’à notre propre volonté et non pas à la parole en tant qu’Altérité ! Être fils alors c’est reconnaître que nous sommes d’abord fils de cette parole.

Sábado 27 de junio 2015

En aquel tiempo, al entrar Jesús en Cafarnaún, un centurión se le acercó rogándole: « Señor, tengo en casa un criado que está en cama paralítico y sufre mucho. » Jesús le contestó: « Voy yo a curarlo. » Pero el centurión le replicó: « Señor, no soy quién soy yo para que entres bajo mi techo. Basta que lo digas de palabra, y mi criado quedará sano. Porque yo también vivo bajo disciplina y tengo soldados a mis órdenes; y le digo a uno: « Ve », y va; al otro: « Ven », y viene; a mi criado: « Haz esto », y lo hace. » Al oírlo, Jesús quedó admirado y dijo a los que le seguían: « Os aseguro que en Israel no he encontrado en nadie tanta fe. Os digo que vendrán muchos de oriente y occidente y se sentarán con Abrahán, Isaac y Jacob en el reino de los cielos; en cambio, a los ciudadanos del reino los echarán fuera, a las tinieblas. Allí será el llanto y el rechinar de dientes. » Y al centurión le dijo: « Vuelve a casa, que se cumpla lo que has creído. » Y en aquel momento se puso bueno el criado. Al llegar Jesús a casa de Pedro, encontró a la suegra en cama con fiebre; la cogió de la mano, y se le pasó la fiebre; se levantó y se puso a servirles. Al anochecer, le llevaron muchos endemoniados; él, con su palabra, expulsó los espíritus y curó a todos los enfermos. Así se cumplió lo que dijo el profeta Isaías: « Él tomó nuestras dolencias y cargó con nuestras enfermedades

 
¡Qué sería una curación referida únicamente a nuestra voluntad propia y no a la palabra como Alteridad ! Ser hijo es pues reconocer que somos ante todo hijos de esa palabra.

Jean-Marie Quéré

Matthieu 8,1-4. La part intime – Mateo 8,1-4. La parte íntima.

Vendredi 26 juin 2015

Lorsque Jésus descendit de la montagne, des foules nombreuses le suivirent. Et voici qu’un lépreux s’approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre. Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l’offrande que Moïse a prescrite : ce sera pour les gens un témoignage. »

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Nous pouvons toujours faire état de notre guérison. En revanche, ce qui restera toujours impossible à dire, c’est la part intime que renferme toute relation de soin. Nous découvrons alors que la guérison a pour origine l’Altérité radicale et non pas la volonté de chacun.

Viernes 26 de junio 2015

En aquel tiempo, al bajar Jesús del monte, lo siguió mucha gente. En esto, se le acercó un leproso, se arrodilló y le dijo: « Señor, si quieres, puedes limpiarme. » Extendió la mano y lo tocó, diciendo: »Quiero, queda limpio. » Y en seguida quedó limpio de la lepra. Jesús le dijo: « No se lo digas a nadie, pero, para que conste, ve a presentarte al sacerdote y entrega la ofrenda que mandó Moisés. »

Siempre podemos dejar constancia de nuestra curación. Por el contrario, lo que siempre será imposible de decir es la parte íntima que contiene toda relación de cuidado. Descubrimos entonces que el origen de la curación está en la Alteridad radical y no en la voluntad de cada uno.

Jean-Marie Quéré

Matthieu 7, 21-29. S’en remettre à l’autorité – Mateo 7,21-29. Remitirse a la autoridad.

Jeudi 25 juin 2015

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons expulsé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?” Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal !” Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. » Lorsque Jésus eut terminé ce discours, les foules restèrent frappées de son enseignement, car il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.

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Nous reconnaissons une véritable autorité à ce qu’elle nous convoque à une certaine nudité avec nous-mêmes. Nous ne pouvons alors plus nous cacher derrière le savoir ou le souci de de vouloir comprendre les choses. Cependant l’autorité n’est jamais désincarnée. C’est toujours un autre qui en est porteur et à qui, tel un enfant avec son père, nous avons à nous remettre.

Jueves 25 de Junio 2015

En aquel tiempo, dijo Jesús a sus discípulos: « No todo el que me dice « Señor, Señor » entrará en el reino de los cielos, sino el que cumple la voluntad de mi Padre que está en el cielo. Aquel día muchos dirán: « Señor, Señor, ¿no hemos profetizado en tu nombre, y en tu nombre echado demonios, y no hemos hecho en tu nombre muchos milagros? »Yo entonces les declararé: « Nunca os he conocido. Alejaos de mí, malvados. » El que escucha estas palabras mías y las pone en práctica se parece a aquel hombre prudente que edificó su casa sobre roca. Cayó la lluvia, se salieron los ríos, soplaron los vientos y descargaron contrala casa; pero no se hundió, porque estaba cimentada sobre roca. El que escucha estas palabras mías y no las pone en práctica se parece a aquel hombre necio que edificó su casa sobre arena. Cayó la lluvia, se salieron los ríos, soplaron los vientos y rompieron contra la casa, y se hundió totalmente. » Al terminar Jesús este discurso, la gente estaba admirada de su enseñanza, porque les enseñaba con autoridad, y no como los escribas.

La verdadera autoridad se reconoce porque nos convoca a cierta desnudez con nosotros mismos. A partir de ahí ya no podemos escondernos detrás del saber o de la preocupación de querer entender las cosas. Sin embargo, la autoridad no está nunca desencarnada. Es siempre otro el que la encarna y es a él a quien debemos remitirnos, como un niño a su padre.

Jean-Marie Quéré

Luc 1, 57-66.80. Donner un nom à son fils – Lucas 1,57-66. Darle un nombre a su hijo.

Mercredi 24 juin 2015

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.

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Donner un nom à son fils, demande au père de faire taire son envie narcissique de se reconnaître en lui, en s’en remettant à une détermination autre, plus féminine. Sans cela, il sera toujours plus difficile à l’enfant de consentir à l’altérité en lui.

Miércoles 24 de junio 2015

Se le cumplió a Isabel el tiempo de dar a luz y tuvo un hijo. Oyeron sus vecinos y parientes que el Señor le había hecho gran misericordia, y se congratulaban con ella. Al octavo día fueron a circuncidar al niño y querían ponerle el nombre de su padre, Zacarías, pero su madre, tomando la palabra, dijo: «No; se ha de llamar Juan.» Le decían: «No hay nadie en tu parentela que tenga ese nombre.» Y preguntaban por señas a su padre cómo quería que se le llamase. Él pidió una tablilla y escribió: «Juan es su nombre.» Y todos quedaron admirados. Y al punto se abrió su boca y su lengua, y hablaba bendiciendo a Dios. Invadió el temor a todos sus vecinos, y en toda la montaña de Judea se comentaban todas estas cosas; todos los que las oían las grababan en su corazón, diciéndose: «Pues ¿qué será este niño?» Porque, en efecto, la mano del Señor estaba con él. Y el niño crecía y se fortalecía en espíritu; y estuvo en lugares desiertos hasta el día en que se mostró a Israel.

Darle un nombre a su hijo requiere que el padre acalle sus ganas narcisistas de reconocerse en él, y se entregue a una determinación otra, más femenina. Sin ello, siempre le resultará más difícil al niño consentir a la alteridad en sí mismo.

Jean-Marie Quéré

Matthieu 7,6.12-14. La dispersion ne passe pas la porte étroite – Mateo 7,6.12-14. La dispersión no entra por la puerta estrecha.

Mardi 23 juin 2015

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne les piétinent, puis se retournent pour vous déchirer.
« Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. « Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »

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Passer par une porte étroite, en permettant au corps de se rassembler,  nous fait nous rendre compte de notre dispersion. Dispersion que nous justifions souvent par une efficacité factice.

Martes 23 de junio 2015.

En aquel tiempo, dijo Jesús a sus discípulos: « No deis lo santo a los perros, ni les echéis vuestras perlas a los cerdos; las pisotearán y luego se volverán para destrozaros. Tratad a los demás como queréis que ellos os traten; en esto consiste la Ley y los profetas. Entrad por la puerta estrecha. Ancha es la puerta y espacioso el camino que lleva a la perdición, y muchos entran por ellos. ¡Qué estrecha es la puerta y qué angosto el camino que lleva a la vida! Y pocos dan con ellos. »

Pasar por una puerta estrecha, permitiéndole al cuerpo que se reúna, dándonos cuenta de nuestra dispersión, la cual justificamos a menudo con falsa eficacia.

Jean-Marie Quéré

Matthieu 7,1-5. Le regard dissocié – Mateo 7,1-5. La mirada disociada.

Lundi 22 juin 2015

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ; de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera. Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

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L’hypocrisie est donc la conséquence de la projection de notre regard dans celui de l’autre. Nous sommes ainsi invités à revenir en nous-mêmes afin qu’à travers nos sens,  parole et corps ne fassent qu’un. Tout enseignement qui ne prend pas appui sur cette considération nous entraîne vers une dissociation d’avec nous-mêmes.

Lunes 22 de junio 2015.

En aquel tiempo, dijo Jesús a sus discípulos: « No juzguéis y no os juzgarán; porque os van a juzgar como juzguéis vosotros, y la medida que uséis, la usarán con vosotros. ¿Por qué te fijas en la mota que tiene tu hermano en el ojo y no reparas en la viga que llevas en el tuyo? ¿Cómo puedes decirle a tu hermano: « Déjame que te saque la mota del ojo », teniendo una viga en el tuyo? Hipócrita; sácate primero la viga del ojo; entonces verás claro y podrás sacar la mota del ojo de tu hermano. »

La hipocresía es pues la consecuencia de la proyección de nuestra mirada en la del otro. Se nos invita así a volver a nosotros mismos para que, a través de los sentidos, la palabra y el cuerpo sean uno. Toda enseñanza que no se apoye en esta consideración nos conduce hacia una disociación con respecto a nosotros mismos.

Jean-Marie Quéré

Matthieu 6, 24-34. L’altérité plutôt que la maîtrise – Mateo 6,24-34. La alteridad, más que la maestria.

Samedi 20 juin 2015

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »

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Nous n’avons de cesse de nous défaire des identifications premières à la nourriture, au lait notamment que le nouveau-né s’identifie et identifie sa mère, et aux vêtements comme enveloppe du corps. A défaut, l’argent prend le pas. Le règne commercial ne manque pas l’opportunité d’occuper la place chez l’adolescent qui cherche ses identifications à travers les vêtements ou les objets « de marque ». Nous ne pouvons cependant nous défaire de ces identifications, qu’en découvrant que le souci que nous en avons et que nous nous faisons pour demain indique la difficulté de nous en remettre à ce qui nous échappe radicalement.

Sábado 20 de junio 2015

En aquel tiempo, dijo Jesús a sus discípulos: « Nadie puede estar al servicio de dos amos. Porque despreciará a uno y querrá al otro; o, al contrario, se dedicará al primero y no hará caso del segundo. No podéis servir a Dios y al Dinero. Por eso os digo: No estéis agobiados por la vida, pensando qué vais a comer o beber, ni por el cuerpo, pensando con qué os vais a vestir. ¿No vale más la vida que el alimento, y el cuerpo que el vestido? Mirad a los pájaros: ni siembran, ni siegan, ni almacenan y, sin embargo, vuestro Padre celestial los alimenta. ¿No valéis vosotros más que ellos? ¿Quién de vosotros, a fuerza de agobiarse, podrá añadir una hora al tiempo de su vida? ¿Por qué os agobiáis por el vestido? Fijaos cómo crecen los lirios del campo: ni trabajan ni hilan. Y yo os digo que ni Salomón, en todo su fasto, estaba vestido como uno de ellos. Pues, si a la hierba, que hoy está en el campo y mañana se quema en el horno, Dios la viste así, ¿no hará mucho más por vosotros, gente de poca fe? No andéis agobiados, pensando qué vais a comer, o qué vais a beber, o con qué os vais a vestir. Los gentiles se afanan por esas cosas. Ya sabe vuestro Padre del cielo que tenéis necesidad de todo eso. Sobre todo buscad el reino de Dios y su justicia; lo demás se os dará por añadidura. Por tanto, no os agobiéis por el mañana, porque el mañana traerá su propio agobio. A cada día le basta su pena. »

Nunca terminamos de deshacernos de las primeras identificaciones con la comida, en particular con la leche, con la que el recién nacido se identifica a sí mismo e identifica a su madre, identificación también con la ropa, como envoltorio del cuerpo. En su lugar, el dinero prevalece. El reino comercial no pierde la oportunidad de ocupar ese lugar en el adolescente que busca sus identificaciones a través de la ropa o de los objetos «  de marca ». No obstante, no podemos deshacernos de esas identificaciones si no descubrimos que las tenemos y que el agobio que experimentamos por el mañana indica la dificultad de entregarnos a aquello que se nos escapa de manera radical.

Jean-Marie Quéré

Matthieu 6, 19-23. Voir l’invisible – Mateo 6, 19-23. Ver lo invisible.

Vendredi 19 juin 2015

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumière ; mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, comme elles seront grandes, les ténèbres ! »

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Vouloir voir du visible, du pragmatisme, des preuves, des effets, nourrit en nous un doute et une suspicion permanents et n’apaisent pas notre cœur. C’est sur l’invisible, qu’en se parlant nous tentons sans cesse d’approcher,  que nous avons à porter notre regard.

Viernes 19 de junio 2015.

En aquel tiempo, dijo Jesús a sus discípulos: « No atesoréis tesoros en la tierra, donde la polilla y la carcoma los roen, donde los ladrones abren boquetes y los roban. Atesorad tesoros en el cielo, donde no hay polilla ni carcoma que se los coman, ni ladrones que abran boquetes y roben. Porque donde está tu tesoro, allí está tu corazón. La lámpara del cuerpo es el ojo. Si tu ojo está sano, tu cuerpo entero tendrá luz; si tu ojo está enfermo, tu cuerpo entero estará a oscuras. Y si la única luz que tienes está oscura, ¡cuánta será la oscuridad! »

Querer ver lo visible, el pragmatismo, las pruebas, los efectos, alimenta en nosotros una duda y una sospecha permanentes y esto no apacigua nuestro corazón. Sobre lo que tenemos que detener nuestra mirada es sobre lo invisible. Lo invisible es aquello de lo que intentamos sin cesar aproximarnos al hablarnos.

Jean-Marie Quéré