Archives mensuelles : février 2016

Luc 1, 5-17

Dimanche 14 février 2016

Luc 1, 5-17

Aux jours d’Hérode, roi de Judée, il y eut un prêtre nommé Zacharie, de la classe d’Abiya ; sa femme était une descendante d’Aaron, et son nom était Élisabeth. Tous deux était justes devant Dieu et suivaient d’une manière irréprochable tous les commandements et les ordonnances du Seigneur. Mais ils n’avaient pas d’enfant, parce qu’Élisabeth était stérile, et ils étaient l’un et l’autre avancés en âge. Or, dans l’exercice de ses fonctions devant Dieu, selon le tour de sa classe, il fut désigné par le sort, suivant la coutume du sacerdoce, pour entrer dans le sanctuaire du Seigneur et y offrir l’encens. Toute la multitude du peuple était en dehors en prière à l’heure de l’encens. Alors l’ange du Seigneur lui apparut, debout à droite de l’autel de l’encens. Zacharie fut troublé en le voyant ; la peur s’empara de lui. mais l’ange lui dit : N’aie pas peur, Zacharie ; car ta prière a été exaucée. ta femme, Élisabeth, te donnera un fils, et tu l’appelleras du nom de Jean. il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur, il ne boira ni vin ni boisson alcoolisée, il sera rempli d’Esprit saint depuis le ventre de sa mère et il ramènera beaucoup d’Israélites au Seigneur, leur Dieu. Il ira devant lui avec l’esprit et la puissance d’Élie, afin de ramener le cœur des pères vers les enfants et les rebelles à l’intelligence des justes, et de former pour le Seigneur un peuple de préparés.

 

Tout rite, quel qu’il soit, même suivi de manière irréprochable, ne protège pas de la peur. Est-ce de cette peur que les cœurs des pères et des rebelles seront soulagés pour être ramenés à leurs enfants et à l’intelligence des justes ! La peur nous éloigne de l’autre, éloigne les pères de leurs enfants, les rebelles de ce qui est juste. L’annonce est faite : l’altérité vient au devant de nous au moment où ne nous y attendons pas, avec une force qui n’a rien à voir avec notre volonté mais qui s’inscrit dans la génération des sages. Comme Zacharie, nous suivons les rites et les règles mais nous avons oublié la sagesse d’être surpris, déstabilisés. Ce n’est qu’à être déstabilisés pourtant que nous pouvons découvrir que l’invisible nous parle.

Jean-Marie Quéré

Domingo 14 de febrero 2016

Lucas 1, 5-17

Hubo en los días de Herodes, rey de Judea, un sacerdote, llamado Zacarías, del grupo de Abías, casado con una mujer descendiente de Aarón, que se llamaba Isabel; los dos eran justos ante Dios, y caminaban sin tacha en todos los mandamientos y preceptos del Señor. No tenían hijos, porque Isabel era estéril, y los dos de avanzada edad. Sucedió que, mientras oficiaba delante de Dios, en el turno de su grupo, le tocó en suerte, según el uso del servicio sacerdotal, entrar en el Santuario del Señor para quemar el incienso. Toda la multitud del pueblo estaba fuera en oración, a la hora del incienso. Se le apareció el Ángel del Señor, de pie, a la derecha del altar del incienso. Al verle Zacarías, se turbó, y el temor se apoderó de él. El ángel le dijo: “No temas, Zacarías, porque tu petición ha sido escuchada; Isabel, tu mujer, te dará a luz un hijo, a quien pondrás por nombre Juan; será para ti gozo y alegría, y muchos se gozarán en su nacimiento, porque será grande ante el Señor; no beberá vino ni licor; estará lleno de Espíritu Santo ya desde el seno de su madre, y a muchos de los hijos de Israel, les convertirá al Señor su Dios, e irá delante de él con el espíritu y el poder de Elías, para hacer volver los corazones de los padres a los hijos,  y a los rebeldes a la prudencia de los justos, para preparar al Señor un pueblo bien dispuesto”

Ningún rito, sea cual sea, incluso seguido de manera irreprochable, protege del miedo. Tal vez sea este el miedo del que los padres y los rebeldes serán aliviados para ser conducidos a sus hijos y a la inteligencia de los justos! El miedo  nos aleja del otro, aleja a los padres de sus hijos, a los rebeldes de lo que es justo. El anuncio se realiza: la alteridad viene a nuestro encuentro en el momento en el que no nos lo esperamos, con una fuerza que nada tiene que ver con nuestra voluntad pero que se inscribe en la generación de sabios. Como Zacarías, seguimos los ritos y las reglas pero hemos olvidado la sabiduría de dejarnos sorprender, desestabilizar. Sin embargo, sólo siendo desestabilizados podemos descubrir que lo invisible nos habla.

Luc 1, 1-4

Dimanche 7 février 2016

Luc 1, 1-4

Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des faits qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le commencement, en ont été les témoins oculaires et sont devenus serviteurs de la Parole, il m’a semblé bon, à moi aussi, après m’être informé exactement de tout depuis les origines, de te l’exposer par écrit d’une manière suivie, très excellent Théophile, afin que tu connaisses la certitude des enseignements que tu as reçus.

C’est parce que beaucoup  de témoins ont déjà entrepris de servir la Parole que Luc s’y met également. Alors que nous pourrions penser l’inverse : pourquoi redire ce qui a déjà été dit, ou réécrire ce qui l’a déjà été ? Revenir au commencement de la Parole et tenter d’en comprendre l’origine, c’est s’y mettre aussi soi-même, à parler et à écrire. En s’adressant à l’autre bien sûr mais également à ce qui en nous cherche un point de certitude. Ce n’est donc plus uniquement l’objet de ce qui est enseigné que nous avons à prendre en compte, mais les effets de cet enseignement en nous et auxquels nous avons sans cesse à revenir.

Jean-Marie Quéré

Domingo 7 de febrero 2016

Lucas 1,1-4

Puesto que muchos han intentado narrar ordenadamente las cosas que se han verificado entre nosotros, tal como nos las han transmitido los que desde el principio fueron testigos oculares y servidores de la Palabra, he decidido yo también, después de haber investigado diligentemente todo desde los orígenes, escribírtelo por su orden, ilustre Teófilo, para que conozcas la solidez de las enseñanzas que has recibido.

Lucas emprende también el servicio de la Palabra porque muchos testigos lo han hecho ya. Podríamos pensar lo contrario: ¿Para qué repetir lo que ya se ha dicho o escribir lo que ya se ha escrito? Volver a la Palabra e intentar comprender su origen es ponerse uno mismo a hablar y a escribir. Dirigiéndonos a otro por supuesto, pero también a aquello que en nosotros busca un punto de certeza. No tenemos que tener en cuenta únicamente pues el objeto de lo que se enseña sino los efectos de esa enseñanza en nosotros. A esto es a lo que debemos volver sin cesar.