Marc 8, 11-13 – Le souffle –

17 février 2014

Les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. » Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive.


Un signe venant du ciel. Mais que manque-t-il encore pour donner sa foi à Jésus ? C’est bien la question centrale. Nous sommes au milieu de l’évangile de Marc, le cœur du problème est là : on trouvera toujours une bonne raison pour rester sur son quant-à-soi. Le soupir de Jésus n’est pas qu’un agacement, venu du plus profond de lui-même, c’est le souffle même de l’Esprit de vie qui veut se donner à des hommes qui n’en veulent pas. Nous. Mais l’appel retentit encore.

Frère Bruno Demoures, Abbaye de Tamié


Je n’avais pas pensé en effet que le soupir de Jésus, au plus profond de lui-même, pouvait être le souffle de l’Esprit. Je me disais qu’il ne restait plus que cela, revenir au fond de soi-même, lorsque la parole n’était pas entendue, non pas comme un signe, mais pour ce qu’elle est, parole vivante, et que seul Jésus en témoigne. Et puis cette manière que nous avons toujours de vouloir discuter et de mettre à l’épreuve.

Jean-Marie Quéré