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Jean 10, 11-18 – L’inconscient et la division –

12 mai 2014

« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. » De nouveau les Juifs se divisèrent à cause de ces paroles.

Lire le billet du jour sur le site de l’Abbaye de Tamié.

Le berger qui est en nous, l’origine du désir qui instaure le sujet en tant qu’être parlant, n’est pas un mercenaire qui méprise ou combat notre vulnérabilité face au loup. Bien au contraire,  il prend le temps de la connaître. Ainsi notre capacité à suivre ne vient pas d’une quelconque soumission mais du rapport de connaissance entre la parole du berger et la voix qu’écoutent les brebis. Rapport dont l’origine, qui se renouvelle sans cesse de se donner, se révèle dans l’inconscient et sa déclinaison dans la relation entre les humains. Nous découvrons alors, là où le discernement se heurte à notre division intérieure, que berger et brebis ne font qu’un.

Jean-Marie Quéré