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Jean 10, 22-30 – L’ordonnancement phallique –

Mardi 13 mai

Alors arriva la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! » Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »

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La colonnade de Salomon m’évoque l’ordonnancement de la puissance phallique. Le phallus en psychanalyse symbolise la puissance qui s’érige en défiant les lois de la pesanteur et du temps. Chacun sait, lorsque celle-ci est livrée à la pulsion sans ouverture à la méditation de la parole, ce que cette puissance peut avoir de destructrice et de stérile. Mais lorsqu’elle est ordonnancée par l’intelligence des humains entre eux, elle s’érige vers le ciel avec une grâce qui force l’admiration. Ainsi en va-t-il des temples anciens qui ont traversé le temps et témoignent encore aujourd’hui de la magnificence de la pensée, sous laquelle le Maître du désir se place pour s’adresser à nous.

Jean-Marie Quéré

Sicile 040

Sicile