Jean 13, 16-20 – Le moi n’est pas plus grand que le sujet –

15 mai 2014

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Si moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie. Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites. Ce n’est pas de vous tous que je parle. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis, mais il faut que s’accomplisse l’Écriture : Celui qui mange le pain avec moi m’a frappé du talon. Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS. Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »

 Lire le billet du jour sur le site de l’Abbaye de Tamié.

Le moi n’est pas plus grand que le sujet de l’inconscient et l’expression n’est pas plus grande que l’intention qui nous échappe. Je est un autre dont la vulnérabilité n’a d’égal que la fragilité du corps. Le personnage du Christ est l’épreuve de cette altérité en nous. Attendons-nous à ce qu’une force en nous soit prête à faire taire cette altérité. Que choisirons-nous alors ? D’offrir notre vulnérabilité ou de vouloir rester fort.

Jean-Marie Quéré