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Matthieu 5, 33-37 – L’ambivalence –

Samedi 14 juin 2014

Comme les disciples étaient rassemblés autour de Jésus sur la montagne, il leur disait : « Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi. Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais. »

Lire le billet du jour sur le site de l’Abbaye de Tamié.

Dire que la terre est le marchepied du ciel n’est-ce pas soutenir que le règne du visible est le marchepied du règne de l’invisible ! La psychanalyse, qui ne s’attache qu’à ce qui se dit le temps des séances, soutient cette dimension de l’invisible comme fondatrice de la condition humaine. En effet nous n’avons jamais vu une parole, nous ne pouvons que l’entendre. C’est à considérer cet invisible, entendre ce que nous disons parce que c’est entendu par un autre, que nous pouvons discerner notre propre ambivalence qui fait que notre « oui » est souvent un  « non et notre « non » parfois un « oui ».

Jean-Marie Quéré