Luc 19, 41-44. Le désespoir dans la cité

Jeudi 20 novembre 2014

Quand Jésus fut près de Jérusalem, en voyant la ville, il pleura sur elle ; il disait : « Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix ! Mais hélas, cela est resté caché à tes yeux. Oui, il arrivera pour toi des jours où tes ennemis viendront mettre le siège devant toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ; ils te jetteront à terre, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »

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Il y  a dans dans la notion de ville, de cité, une double dimension : C’est par elle que les hommes vivent et se retrouvent tout autant qu’elle vit par eux.  Elle a, pour ainsi dire, une entité propre qui n’est pourtant pas indépendante de l’humain. Ainsi la ville devient le lieu où l’homme s’exprime par la projection de son intériorité à travers les différentes formes que peut prendre le travail ou la culture. Paradoxalement, depuis des siècles, ce lieu du vivre ensemble est bafoué par celui là même qui y vit. Le désespoir, pleurer sur elle, serait-il le dernier espace de la liberté inaliénable de l’homme ?

Jean-Marie Quéré