Archives quotidiennes :

Matthieu 10, 7-13. Sortir de soi – Mateo 10, 7-13. Salir de sí mismo.

Jeudi 11 juin 2015

En ce temps-là, Jésus disait aux douze Apôtres : Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures, ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous.

Lire le billet du jour sur le site de l’Abbaye de Tamié.

Il n’est pas si facile de sortir de soi lorsque nous ne sommes pas accueillis ou entendus. Nous avons plutôt tendance à nous obstiner en voulant à tout prix que l’autre nous entende et nous comprenne, jusqu’à se retenir parfois dans une tension qui n’est pas étrangère à la jouissance d’être exclu. Jouissance qui va à l’encontre de toute gratuité et qui nous empêche d’aller notre chemin.

Jueves 11 de junio 2015.

En aquel tiempo, dijo Jesús a sus apóstoles: -«Id y proclamad que el reino de los cielos está cerca. Curad enfermos, resucitad muertos, limpiad leprosos, echad demonios. Lo que habéis recibido gratis, dadlo gratis. No llevéis en la faja oro, plata ni calderilla; ni tampoco alforja para el camino, ni túnica de repuesto, ni sandalias, ni bastón; bien merece el obrero su sustento. Cuando entréis en un pueblo o aldea, averiguad quién hay allí de confianza y quedaos en su casa hasta que os vayáis. Al entrar en una casa, saludad; si la casa se lo merece, la paz que le deseáis vendrá a ella. Si no se lo merece, la paz volverá a vosotros.»

No es tan fácil salir de uno  mismo  cuando no se nos acoge o no se nos escucha. Tenemos más bien tendencia a obstinarnos y a querer a cualquier precio que el otro nos escuche y nos comprenda, reteniéndonos a veces en una tensión que tiene que ver con el goce de ser excluido. Este goce va contra todo tipo de gratuidad y nos impide seguir nuestro camino.

Jean-Marie Quéré