Luc 1, 1-4

Dimanche 7 février 2016

Luc 1, 1-4

Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des faits qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le commencement, en ont été les témoins oculaires et sont devenus serviteurs de la Parole, il m’a semblé bon, à moi aussi, après m’être informé exactement de tout depuis les origines, de te l’exposer par écrit d’une manière suivie, très excellent Théophile, afin que tu connaisses la certitude des enseignements que tu as reçus.

C’est parce que beaucoup  de témoins ont déjà entrepris de servir la Parole que Luc s’y met également. Alors que nous pourrions penser l’inverse : pourquoi redire ce qui a déjà été dit, ou réécrire ce qui l’a déjà été ? Revenir au commencement de la Parole et tenter d’en comprendre l’origine, c’est s’y mettre aussi soi-même, à parler et à écrire. En s’adressant à l’autre bien sûr mais également à ce qui en nous cherche un point de certitude. Ce n’est donc plus uniquement l’objet de ce qui est enseigné que nous avons à prendre en compte, mais les effets de cet enseignement en nous et auxquels nous avons sans cesse à revenir.

Jean-Marie Quéré

Domingo 7 de febrero 2016

Lucas 1,1-4

Puesto que muchos han intentado narrar ordenadamente las cosas que se han verificado entre nosotros, tal como nos las han transmitido los que desde el principio fueron testigos oculares y servidores de la Palabra, he decidido yo también, después de haber investigado diligentemente todo desde los orígenes, escribírtelo por su orden, ilustre Teófilo, para que conozcas la solidez de las enseñanzas que has recibido.

Lucas emprende también el servicio de la Palabra porque muchos testigos lo han hecho ya. Podríamos pensar lo contrario: ¿Para qué repetir lo que ya se ha dicho o escribir lo que ya se ha escrito? Volver a la Palabra e intentar comprender su origen es ponerse uno mismo a hablar y a escribir. Dirigiéndonos a otro por supuesto, pero también a aquello que en nosotros busca un punto de certeza. No tenemos que tener en cuenta únicamente pues el objeto de lo que se enseña sino los efectos de esa enseñanza en nosotros. A esto es a lo que debemos volver sin cesar.