Luc 2, 22-40

Dimanche 1 mai 2016

Puis quand vint le jour où, suivant la loi de Moïse, ils devaient être purifiés, ils l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur -ainsi qu’il est écrit dans la loi du Seigneur : Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur -et pour offrir en sacrifice, suivant ce qui est dit dans la loi du Seigneur, un couple de tourterelles et deux petits pigeons. Or, il y avait à Jérusalem un homme du nom de Syméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d’Israël et l’Esprit Saint était sur lui. Il lui avait été révélé par l’Esprit Saint qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint alors au temple poussé par l’Esprit ; et quand les parents de l’enfant Jésus l’amenèrent pour faire ce que la Loi prescrivait à son sujet, il le prit dans ses bras et il bénit Dieu en ces termes : « Maintenant, Maître, c’est en paix, comme tu l’as dit, que tu renvoies ton serviteur. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé face à tous les peuples : lumière pour la révélation aux païens et gloire d’Israël ton peuple. » Le père et la mère de l’enfant étaient étonnés de ce qu’on disait de lui. Syméon les bénit et dit à Marie sa mère : « Il est là pour la chute et le relèvement de beaucoup en Israël et pour être un signe contesté -et toi-même, un glaive te transpercera l’âme ; ainsi seront dévoilés les débats de bien des cœurs. » Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était fort avancée en âge ; après avoir vécu sept ans avec son mari, elle était restée veuve et avait atteint l’âge de quatre-vingt quatre ans. Elle ne s’écartait pas du temple, participant au culte nuit et jour par des jeûnes et des prières. Survenant au même moment, elle se mit à célébrer Dieu et à parler de l’enfant à tous ceux qui attendaient la libération de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. Quant à l’enfant, il grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la faveur de Dieu était sur lui.

Les parents s’étonnent de ce qu’un vieil homme dit de leur enfant. D’autant plus qu’il leur est annoncé qu’il sera contesté, non pas dans l’éducation qu’il aura reçu ou dans ses choix d’homme, mais comme signe. Signe qui révélera, plutôt que les conflits entre les hommes, ceux de leur cœur. Non seulement les âmes seront éprouvées de le rencontrer mais il y aura un avant et un après lui. Nous avons sans cesse à découvrir que ce n’est pas l’éducation que nous donnons à nos enfants qui révélera la part de mystère dont tout enfant est le signe malgré lui, mais l’attention que nous porterons à cette part. Ce n’est qu’ainsi que l’enfant peut être rempli de sagesse et nous rendre à l’altérité radicale qui  nous habite. Mais comme nous sommes toujours dans l’attente que nos enfants viennent nous rassurer narcissiquement, cela ne se fera pas sans transpercer notre âme.

Jean-Marie Quéré

Domingo 1 de mayo 2016

Cuando se cumplieron los días de la purificación de ellos, según la Ley de Moisés, llevaron a Jesús a Jerusalén para presentarle al Señor, como está escrito en la Ley del Señor: Todo varón primogénito será consagrado al Señor y para ofrecer en sacrificio un par de tórtolas o dos pichones, conforme a lo que se dice en la Ley del Señor. Y he aquí que había en Jerusalén un hombre llamado Simeón; este hombre era justo y piadoso, y esperaba la consolación de Israel; y estaba en él el Espíritu Santo. Le había sido revelado por el Espíritu Santo que no vería la muerte antes de haber visto al Cristo del Señor. Movido por el Espíritu, vino al Templo; y cuando los padres introdujeron al niño Jesús, para cumplir lo que la Ley prescribía sobre él, le tomó en brazos y bendijo a Dios diciendo: «Ahora, Señor, puedes, según tu palabra, dejar que tu siervo se vaya en paz; porque han visto mis ojos tu salvación, la que has preparado a la vista de todos los pueblos, luz para iluminar a los gentiles y gloria de tu pueblo Israel.» Su padre y su madre estaban admirados de lo que se decía de él. Simeón les bendijo y dijo a María, su madre: «Este está puesto para caída y elevación de muchos en Israel, y para ser señal de contradicción – ¡y a ti misma una espada te atravesará el alma! – a fin de que queden al descubierto las intenciones de muchos corazones.» Había también una profetisa, Ana, hija de Fanuel, de la tribu de Aser, de edad avanzada; después de casarse había vivido siete años con su marido, y permaneció viuda hasta los ochenta y cuatro años; no se apartaba del Templo, sirviendo a Dios noche y día en ayunos y oraciones. Como se presentase en aquella misma hora, alababa a Dios y hablaba del niño a todos los que esperaban la redención de Jerusalén. Así que cumplieron todas las cosas según la Ley del Señor, volvieron a Galilea, a su ciudad de Nazaret. El niño crecía y se fortalecía, llenándose de sabiduría; y la gracia de Dios estaba sobre él.

Los padres se asombran de lo que un anciano dice de su hijo. Además se les anuncia que éste conocerá la contradicción, no en la educación que habrá recibido o en sus elecciones de hombre, sino como señal. Señal que revelará, no tanto los conflictos entre los hombres cuanto los de sus corazones. No sólo las almas que se encuentren con él conocerán la prueba, sino que habrá un antes y un después de él. Y la mujer mayor celebra, no al niño en sí al encontrarse con él, sino a Dios. Tenemos que descubrir sin cesar que no es la educación que damos a nuestros hijos lo que revelará la parte de misterio de la que todo niño es señal aún sin quererlo, sino la atención que le prestamos a esa parte. Solo así el niño se puede llenar de sabiduría y devolvernos a la alteridad radical que nos habita. Pero como siempre estamos a la espera de que nuestros hijos nos tranquilicen de manera narcisista, esto no sucede sin que se nos atraviese el alma.